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Comment j’ai réussi à mieux stresser.

“Pour vivre heureux avec son stress” par Ricardo Croati  – CEO France Training

Beaucoup de nos concitoyens cherchent à éradiquer leur stress tant il est parfois délétère. Prise de parole en public, angoisse aux examens, rencontrer son boss, aller à l’hôpital se faire soigner, la liste de nos peurs est interminable de ce qui perturbe nos vies. Il faut dire que lorsque notre cerveau limbique prend la main, le cerveau rationnel a du mal à se faire entendre. Nous sommes d’abord des êtres émotionnels avant que le rationnel ne se mette en action.

Il y a peu, Antoine, un cadre dirigeant d’un grand groupe de luxe me confiait, après quelques séances de coaching, que son environnement stressant ne changerait jamais et que ses poussées de stress continuaient à se présenter mais désormais il parvient à en faire quelque chose et de m’expliquer comment il a réussi à « MIEUX STRESSER » !

Le stress est un réflexe de l’instinct et de l’instant. Ce n’est pas une maladie, juste une réaction de survie, héritage de notre très lointain passé. A part les grands méditants et les yogistes chevronnés, nous sommes tous, à un moment ou un autre, sujet et soumis à des séquences de stress plus ou moins fortes.

Depuis de très nombreuses années, nous cherchons à « gérer le stress » en entreprise. Les méthodes varient beaucoup et très souvent cela se termine par des arrêts maladie ou la prise de médicaments. ( 20 % de la population  adulte consomme des anxiolytiques soit 150 millions de boites /an ).

La révolution en matière de stress est apparue avec l’arrivée des Neurosciences Cognitives il y a une vingtaine d’année. Lorsque j’ai découvert en 2008 cette science je n’imaginais pas à quel point elle allait chambouler ma vie et celle de mes clients. J’ai tout de suite mesuré la portée de ces découvertes sur le cerveau et les comportements humains et compris que j’allais enfin pouvoir aider mes contemporains beaucoup plus efficacement. Les sciences de la cognition allaient révolutionner le monde !

Bien que nous partagions avec les animaux ce même réflexe instantané, le stress, nous les humains nous avons la possibilité d’en faire quelque chose. Mais cela ne se décrète pas, cela se travaille.

Il faut noter également qu’un animal connaitra toujours le même niveau de stress. Une fois que le guépard a laissé passer sa chance d’un bon repas, la gazelle reprend le cours de sa vie. Du reste, le plus stressé restera le guépard qui se demandera, après un échec comme celui-là, comment il va nourrir sa descendance. Le stress restera encore longtemps présent, le fonctionnement physiologique du corps humain ne va pas changer, nous devons donc agir pour le mieux être individuel et collectif.

Dans nos formations à la gestion du stress , nos psychologues-coachs spécialisés en psychologie cognitive, utilisent un très grand nombre d’outils et de techniques .Nous prenons 2 jours afin d’éduquer le cerveau à ne plus percevoir bon nombre de  situations comme  étant stressantes .Et celles  qui garderaient une intensité élevée , par nos exercices nous permettons au cerveau d’adopter des stratégies nouvelles pour en diminuer le flux de cortisol ( hormone dite du  stress) qui affaiblit nos défenses immunitaires , notre psychologie et nos capacités intellectuelles.

Pour terminer, il est de nos jours une priorité d’apprendre comment exploiter notre cerveau que l’on a si longtemps laissé de côté pour faire face aux situations de plus en plus complexes. Jamais nous n’avons collectivement eu autant de sources de stress. Si nous passons beaucoup de temps à faire du sport et pour certain à pousser les limites physiques combien d’entre nous parviennent à faire de même avec leur cerveau. ?

Il faut éduquer ce cerveau par des exercices et les répéter en toutes circonstances. Certes la méditation est un excellent moyen pour atteindre cet objectif mais ce n’est pas le seul. Mon client en question ne médite pas, en revanche il fait quelques exercices très régulièrement comme le 365 (3 fois par jour, 6 respirations par minute durant 5 minutes), comme la procrastination de son stress (je décide de reporter à demain ce qui me stresse maintenant), ou encore la prefrontalisation qui est un mécanisme de flexibilité mentale permettant de voir une situation autrement et en voyant les bénéfices afin d’en diminuer son potentiel stressant.

C’est en se formant ou en se faisant accompagner lors d’un coaching, en appliquant et répétant de très nombreuses fois les exercices en situation complexe que l’on parvient à accepter le stress et à en faire un allié plutôt qu’un ennemi imbattable. Celles et ceux qui ne passe pas à l’action ne font qu’accroitre leur peur et inhiber l’action qui permettrait de franchir une étape importante.

Ne laissez pas votre cerveau décider à votre place, agissez sans attendre. Voilà comment mon client a appris à être un stressé heureux.