Conférences

Beaucoup de nos concitoyens cherchent à éradiquer leur stress tant il est parfois délétère. Prise de parole en public, angoisse aux examens, rencontrer son boss, aller à l’hôpital se faire soigner… La liste des peurs qui perturbe nos vies est interminable. Et lorsque notre cerveau limbique prend la main, le cerveau rationnel a beaucoup de mal à se faire entendre. Nous sommes d’abord des êtres émotionnels avant que le rationnel ne se mette en action.

Pour vivre heureux avec son stress

Antoine, cadre dirigeant dans un grand groupe de luxe me confiait, après quelques séances de coaching, que son environnement stressant ne changerait jamais et que ses poussées de stress continuaient à se présenter. Mais que désormais, il parvenait à en faire quelque chose. Et de m’expliquer comment il avait réussi à « mieux stresser » !

Le stress est un réflexe de l’instinct et de l’instant.

Ce n’est pas une maladie, juste une réaction de survie, héritage de notre très lointain passé. Sauf à être grand méditant ou yogiste chevronnés, nous sommes tous, à un moment ou un autre dans nos vies, sujet à des séquences de stress plus ou moins fortes.

Depuis de nombreuses années, nous cherchons à « gérer le stress » en entreprise. Les méthodes varient beaucoup et cela se termine généralement par des arrêts maladie ou la prise de médicaments (20 % de la population  adulte consomme des anxiolytiques soit 150 millions de boites /an ).

La révolution en matière de stress est apparue avec l’arrivée des Neurosciences Cognitives au début des années 2000. Lorsque j’ai découvert cette science en 2008, je n’imaginais pas à quel point elle allait chambouler ma vie. Et celle de mes clients.

J’ai très vite mesuré la portée de ces découvertes sur le cerveau et les comportements humains. J’allais pouvoir aider mes contemporains beaucoup plus efficacement. Les sciences de la cognition allaient révolutionner le monde !

Car bien que nous partagions avec les animaux ce même réflexe instantané qu’est le stress, nous, les humains, avons la possibilité d’en faire quelque chose. Mais ça ne se décrète pas, ça se travaille.

Par exemple, un animal connaîtra toujours le même niveau de stress. Une fois que le guépard a laissé passer sa chance d’un bon repas, la gazelle reprend le cours de sa vie. Le plus stressé restera le guépard qui se demandera, après un échec comme celui-là, comment il va nourrir sa descendance.

Le stress fait partie de nos vies aujourd’hui et pour très longtemps encore. Nous devons donc agir pour le mieux être individuel et collectif.

Dans nos conférences, nos coachs spécialisés en psychologie cognitive, utilisent de nombreux exercices techniques pour éduquer le cerveau à ne plus percevoir certaines situations comme stressantes.

Pour les situations très stressantes, nous réalisons d’autres exercices qui vont permettre au cerveau d’adopter des stratégies nouvelles. Ces stratégies cérébrales auront pour effet de diminuer le flux de cortisol (l’hormone du stress) qui affaiblit nos défenses immunitaires, notre psychologie et nos capacités intellectuelles.

Jamais nous n’avions eu collectivement autant de sources de stress. Mais aujourd’hui, pour faire face aux situations de plus en plus complexes, nous ne pouvons plus laisser notre cerveau de côté. Il doit devenir notre priorité : nous devons apprendre comment exploiter notre cerveau.

Nous avons réussi à intégrer dans nos emplois du temps de faire du sport. Et pour certains de se lancer des défis pour repousser les limites de leur corps. Mais combien d’entre nous ont décidé d’accorder autant de temps à eduquer leur cerveau ?

Eduquer son cerveau par des exercices et les répéter en toutes circonstances est indispensable aujourd’hui.

Certes, la méditation est un excellent moyen pour atteindre cet objectif mais ce n’est pas le seul. Mon client Antoine ne médite pas. En revanche, il fait quelques exercices très régulièrement, comme le 365 : 3 fois par jour, 6 respirations par minute, pendant 5 minutes. Ou encore la procrastination du stress : je décide de reporter à demain ce qui me stresse maintenant. Il pratique aussi la préfrontalisation : mécanisme de flexibilité mentale permettant de voir une situation autrement afin d’en diminuer son potentiel stressant.

C’est par la formation ou par le coaching, en appliquant et répétant les exercices en situation complexe, que l’on finit par accepter le stress. Et à s’en faire un allié plutôt qu’un ennemi redoutable. Ne pas passer à l’action ne ferait qu’accroître la peur et inhiber l’action. Qui elle seule permettrait de franchir une étape importante dans la gestion des situations complexes.

Ne laissez pas votre cerveau décider à votre place, agissez sans attendre. Voilà comment mon client a appris à être un stressé heureux.